
“Imagine there's no heaven,
It's easy if you try.
No hell below us.
Above us only sky.
Imagine all the people living for today.
Aha you may say I'm a dreamer.
But I'm not the only one.
I hope some day you'll join us.
And the world will be as one.
Imagine there's no countries,
it isn't hard to do.
Nothing to kill and die for,
and no religion too.
Imagine all the people living life in peace.
Aha you may say I'm a dreamer.
But I'm not the only one.
I hope some day you'll join us.
And the world will be as one.
Imagine no possessions,
I wonder if you can.
No need for greed or hunger
a brotherhood of man.
Imagine all the people sharing all the world.
Aha you may say I'm a dreamer.
But I'm not the only one.
I hope some day you'll join us.
And the world will be as one.”
"Pour construire un nouveau projet de société, il faut partir de nouveaux rapports de l'homme avec l'homme, de l'homme avec la nature et de l'homme avec son avenir"
(Joël de Rosnay)
La dimension écologique
Outre le fait qu'elle constitue notre "maison" terrestre, et qu'en tant que telle il est de notre devoir de la respecter, la nature est encore capable de nous apprendre bien des choses sur la manière de gérer ce cadeau extraordinaire qu'est la vie. Voyons donc comment elle procède.
“Depuis les origines, les processus biologiques n'auraient jamais pu se développer sans que soit résolu le problème fondamental du recyclage des déchets et du renouvellement des ressources disponibles.
La fermentation (due sans doute à l'absence d'oxygène (O2) libre) est le processus le plus primitif mis en oeuvre par les organismes vivants pour produire l'énergie nécessaire à leur vie. Cette forme de métabolisme conduit au dégagement de gaz carbonique (CO2). La fermentation s'alimenta des molécules élaborées dans l'atmosphère primitive de la terre, concentrées dans les mers et la lagune sous forme de bouillon riche en matières organiques. Cette fermentation aurait consommé toutes les ressources disponibles et transformé l'atmosphère en une épaisse couche de CO2 bloquant l'ensemble des processus de synthèse des molécules biologiques, si un remarquable système de recyclage ne s'était mis en place avec l'apparition des premiers organismes chlorophylliens, capables d'effectuer la photosynthèse. Ces organismes étaient des algues primitives, utilisant l'énergie du soleil pour fabriquer de nouvelles molécules organiques complexes en combinant le CO2 accumulé dans l'atmosphère par la fermentation avec l'eau des océans, et en rejetant de l'O2. La teneur en gaz carbonique de l'atmosphère commença alors à diminuer, progressivement remplacé par l'oxygène qui est précisément un déchet de la photosynthèse. Ce déchet fut recyclé à son tour par un nouveau mode de consommation que nous appelons la RESPIRATION.”
(PELT J-M., L'homme re-naturé, Paris, Ed. du Seuil, 1990)
Ainsi, dès les origines, se dessinent les équilibres fondamentaux qui sont à la base de chaque processus vivant. Les végétaux rejettent de l'oxygène en consommant du gaz carbonique durant la période de leur ensoleillement, enrichissant de cette manière l'atmosphère en oxygène. Les animaux et les plantes consomment de l'oxygène durant leur respiration nocturne et rejettent du gaz carbonique. De même que la fermentation qui produit également du CO2. Ces trois phénomènes s'équilibrent de manière à ce que les teneurs respectives de ces deux gaz dans l'atmosphère soit constantes. On peut donc se rendre compte que le recyclage est indispensable au maintien de ces grands équilibres biologiques.
Ne devrait-on pas s'inspirer de cette "gestion" naturelle des ressources vitales et l'appliquer à des domaines comme l'économie dans la mesure où là aussi il s'agit de gérer des flux (de marchandises ou de monnaie). Et ne pourrait-on de cette manière éviter les déséquilibres auxquels nous sommes confrontés, aussi bien au niveau de l'économie mondiale qu'à celui de l'économie domestique? Déséquilibre qui, en outre, est réalisé au prix d'une détérioration scandaleuse de l'environnement.
L'économie s'inscrit dans un schéma de croissance linéaire et épuise de manière irréversible les ressources minérales et les énergies fossiles, sans se soucier de l'avenir à long terme.
L'écologie, s'alimente à une source d'énergie constante, le soleil, et recycle en permanence les matières premières utilisées selon un schéma d'évolution cyclique. Si la notion fondamentale de régulation n'est pas prise en compte par l'économie dans sa course acharnée à la croissance quantitative, c'est la nature qui va se charger de cette régulation que nous n'aurons pas su mettre en place, on connait sa puissance.